J’ai peur de ce qui est
m’étranger. Alors, par définition, je
suis xénophobe.
En Octobre dernier, en bord de la mer Adriatique, j’attendais mon mari qui faisait de la
plongée seul avec tuba. La nuit a commencé à tomber. Il s’est mis à pleuvoir.
J’ai peur de la mer. J’ai peur
de l’obscurité. J’ai peur de tomber du bateau à la renverse dans la mer
profonde. Le lendemain, mon mari a insisté pour que je fasse juste cela.
Le matin, nous avons plongé à
une profondeur de trois mètres. Nous avons nagé du côté du littoral rocheux. Le
fond de la mer était couvert d’ordures. J’étais serrée dans ma combinaison de
plongée. Je n’étais pas capable de respirer. L’instructeur m’a dit que c’était
normal.
L’après-midi, je suis tombée à
la renverse à partir du bateau. L’oxygène faisait des bulles. L’eau a roulé
dans mes narines. J’ai paniqué alors
je me suis agrippé au rebord du bateau. Je
toussais. L’instructeur m’a expliqué que l’eau n’entrait pas dans mes narines.
Il m’a montré comment les bulles du régulateur éclaboussaient et mouillaient le
nez. C’était ce genre de membrane d’eau qui créait la sensation que l’eau
pousse l’oxygène hors des poumons et que je me noierais. L’instructeur a
démontré comment le régulateur fonctionne en pointant avec le doigt aux points
de contact comme un comptable pourrait dit : paraphez là, là et là et signez
là. C’était compris : s’il m’avait laissée au fond de la mer, il serait
rentré chez lui de la même façon que d’habitude.
Sous
la mer, mes tympans et mes sinus faisaient mal.
L’instructeur a vu que je touchais mon nez, que cela me faisait mal. Il
a poussé au centre de son masque vers le haut pour me rappeler comment réguler
la pression avec l’air qu’il a fait la leçon éprouvé des milliers de fois.
C’était stressant, mais la mer était belle. Des poissons de toutes les couleurs
nageaient partout. À côté
du bateau encore une fois, mon nez a commencé à saigner.
L’instructeur m’a dit en hâte, « C’est rien, c’est normal. Mais, il faut
pas que vous ne saignez dans mon bateau. » Il m’a donné un mouchoir sans me
regarder. Je regardais la mer sombre et agitée, bien que j’aie vue le monde
calme et tranquille qui se trouvait en dessous. Parfois dans mes rêves je nage
encore dans le silence sourd et la lumière qui est concentrée là-bas.
Cette
journée-là me rappelle comment lorsqu’on visite des pays étranger, tout
semblent dangereux. Par exemple, on doit dépendre de l’aide d’étrangers.
Finalement, qui oserait dire qu’il vaudrait mieux rester à la maison?
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire