vendredi 20 mars 2015

Hellabrun


Hellabrun

Quand notre famille habitait au Munich, moi et mon fils, le dimanche, nous avions l’habitude d’enfourcher nos bicyclettes pour nous rendre au Zoo Hellebrunn. C’est un des telles institutions le plus attentionnées.

Même dans les institutions les plus saines, les animaux souffrent souvent de leur captivité. Il y ceux qui cherche à observer ces conditions et les zoos existent pour ceux-ci. Au zoo, je pense à minimiser mon curiosité, autant que possible, alors que je n’ai aucun moyen de leur rendre leur vraie vie, courte et sanglante, efficace et instinctive.

Au Hellebrun, mon seule intérêt était l’enclose des Orang-outans. Même à ce jour, ça me manque, leur isolement, leur présence pensive, leur patience impuissante. En vérité, j’avais deux préoccupations, celle-ci dont j’étais consciente, et une autre, comme une photo négative, dont j’ignorais: pour aller à ma destination, au cœur de le zone de primates, on devait traverser celle des babouins.

J’aime tous les animaux est les babouins sont un d’eux. Bien que la plupart des enclos aient des jouets, celui des babouins était vide. Les babouins s’asseyaient sur une montagne de pierres grises tout le même couleur que leur poil, des cailloux partout étaient comme leurs yeux.
Camouflé, ils cherchaient l’horizon d’une savane qui n’existait jamais pour eux, il n’y qu’un d’artificiel, qui n’avait ni proie ni prédateur sur lequel de trainer leurs instincts. Ils ne pourraient que se tourner vers la hiérarchie sociale. On pourrait dire qu’ils riaient, ce cri qu’ils articulaient. Dans le désert la structure sociale protégeait le groupe; dans l’enclos ils n’étaient qu’une troupe de comédiens.

Leur préoccupation primaire était la tension. Un cycle d’activité compulsive, en fait un cycle de sexe et de violence, déroulait sans règle et sans frein: contre les enfants ou non, contre les membres du sexe opposé ou non, avec discrimination ou non, avec une force coercitive ou non, mais surtout dans une contacte aléatoire. La plupart d’eux s’accroupissaient, chacun attendaient ce que pourrait se passer; chacun faisait ce qu’ils ont pu.

Quelques individus distingués par une mentalité tyrannique dominaient la bande. C’est une distinction de l’organisation de la bande dans la nature où ceux qui sont le plus agressives soient plutôt les protecteurs des vulnérables, les plus âgées, les mères, les enfants. Dans l’enclos il était plutôt l’aberration de ce mécanisme sociale qui a été manifesté.

Cet enclos particulière était très fréquenté : dans un grande cercle les parents et leurs enfants riaient, ils jasaient, ils applaudissaient les exploits. Peu importe le jour, les babouines et leur audience étaient toutes les mêmes: toujours les mêmes cris, toujours les mêmes rires.

Pour aller au enclos d’orang-outan, nous avons dû naviguer cette foule de curieux. Plus loin sur le chemin, chez les orangs-outan, on y observait aussi des choses déconcertantes. Mêmes qu’ils avaient des arbres, des ponts en jute, des hamacs, des jouets, des ballons, des bacs en plastiques, des paniers de paille, des longueurs de coton, les animaux s’occupaient toute la journée pour faire rien. Chaque visite à l’enclos orang-outan était étonnante, mais il faut qu’on l’attendre et parfois on a dû le chercher.

Ce jour-là, mon fils voulait partir à l’aventure tout seul. Il y a une vieille dame à côté de moi que s’intéressait aussi à l’enclos orang-outan. Nous étions deux, la vielle dame et moi, observions la femelle adulte ou elle s’asseyait, les mains au-dessus de la tête. Un bassin à laver qu’elle surveillait consciencieusement reposait à ses pieds.

Par ses mouvements minuscules elle montrait des gestes d’impatience, des signes qu’elle était assise là depuis trop longtemps. Sa patience a pris forme, de sorte qu’on aurait pu la baigner dans le bassin pour en mesurer le volume. Elle possédait des côtes et un poids, devenant plus un objet qu’une intention. La mère ne se demandait pas s’il y une quatrième dimension qui maîtrise les trois autres, même quand elle roucoule sans cesse à son objet adoré.

Elle manie tout doucement le bac, comme un berceau, comme s’il possédait des traits animals. Elle le touche de son doigt sur son rebord. Elle le regardait, elle a soupiré, présente à la tâche interminable, présente à son attention minutieuse. J’ai senti une traction forte, c’était mon fils, qui tirait sur mon chandail. Il me disait quelque chose : il voulait une crème glacée. J’ai lui donné l’argent pendant que je regardais la femelle, captivée. Au bout d’un certain temps, sa patience approchait une fin concrète. Elle a atteint sa limite et, à ce moment, elle l’a trouvée et s’est écroulée.

Elle s’est levée. Elle a serré les poings, elle a rassemblé son énergie, et debout, elle a crié. Elle a cogné sa tête. Elle a crié encore. Sa tête ses redressé et prenant le bassin dans ses mains la mère l’a levé par-dessus la tête. Elle l’a lancé. Le bassin a frappé le mur, puis la vitrine. Il est tombé au sol. Sans son attention, ce bac était maintenant rien plus qu’une chose banale. Ça m’a étonné parce que, là où était le bassin, il y avait désormais une petite boule en poils velours.

Sans le bassin, son jeu de cache-cache finit, il reste immobile, étonné. Même si son corps ne bougeait pas, son regard choqué courait partout. À l’autre extrémité, la mère tournait en rond. Dans son parcours, elle tâchait d’éviter son bébé. Et puis, de la même façon qu’elle a commencée, c’était terminé. Elle s’est repris sa souffle.

Elle a soupiré, et le bébé lui a pris la main. Par l’ouverture dans le mur, un genre d’ellipse difforme, la mère est sorti de sa maisonnette vitrée. Elle voulait emmenait son enfant à ciel ouvert. Dehors, elles ont grimpé au sommet du grand arbre avant de s’y balancer entre les branches. Ça ne leur a pris que quelques secondes. Mon fils allait et venait et, à ce moment, il était rendu au kiosque qui vendait des crèmes glacées - ou des bières - pour ceux qui en voulaient.
Nous étions deux, la vieille dame et moi.

Elle est passé à côté de moi, plutôt prés, assez pour que sa proximité me coupe le souffle. Elle regardait par-dessus mon épaule, au loin, et elle me touche sur le sternum, sans douceur. Son doigt en crochet, elle m’a tapoté au-dessus du cœur. Les yeux brillants, ses gencives et les incisives découvertes, elle riait.
                                                         





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